J’arrive à 18h à Ulaanbaatar, avec une petite heure de retard.

La Mongolie est située a l’est du plateau centre-asiatique entre la Chine et l’Inde, a plus de 1000 kilomètre du plus proche océan. Le pays couvre 1,6 millions de km2 ce qui en fait le 18eme pays le plus grand au Monde, à peu près la surface de l’Europe de l’est mais avec seulement 4 millions d’habitants (pour 42 millions de têtes de bétail divers : chèvres, moutons, vaches, yaks, chameaux).

Contrairement à ce que beaucoup pensent, la Mongolie n’est pas constituée de plaines et de déserts. La majeure partie du pays est montagneuse, couverte de pics et de monts enneiges et de denses forets de cèdres et de pins. Un peu comme la Bolivie (à une moindre élévation), la Mongolie est constituée de hauts plateaux. L’altitude moyenne du pays est de 1580 mètres, le point le plus bas est à 560 mètres d’altitude et la capitale a 1380 mètres.

Atterrissage a 1380 mètres donc. Je passe les formalites d’immigration assez rapidement, recupere mon sac a dos et me dirige vers la sortie.

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Les chauffeurs de taxi tentent de m’alpaguer pour me vendre leur trajets ridiculement chers vers la ville (de « only 30 000 » on passe très vite à « only 20 000 » puis à « only 15 000 » devant mon air inflexible et mon sac à dos pourri de voyageuse chevronnée, un conseil, si vous voyagez petit budget, évitez les sacs à dos flambants neufs, les valises et les vestes à poches de reporters…)

Bref, je sors sur le parvis et vois un gros bus rouge flambant neuf avec marque Airport Express dessus ! Un airport bus a UB ! Excellent. Bien entendu, a la mongole, il n’y a personne ni devant ni dedans et aucune information sur quand le bus circule ni sur le prix. Mais je m’accroche (au contraire de pas mal de voyageurs qui finissent par laisser tomber et prennent un taxi) malgre un gars en uniforme (de quoi, je ne sais pas…) qui me dit en ricanant « Le bus, il circule selon les horaires mongol, il peut partir dans une heure ou dans deux… » (abruti…)

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Les conducteurs de bus finissent par arriver (dieu seul sait où ils étaient durant tout ce temps…) et nous partons avec l’unique autre passager du bus, un mongol rigolard très sympathique qui revient d’un séminaire en Thaïlande.

Je descends a Sukambaatar square, la place principale de la ville et rejoins Golden Gobi, la guest house la moins chère mais aussi la plus « hype » de la ville (au sens routard du coin) avec un véritable sentiment de « déjà vu » ayant résidé ici lors de mon précédent séjour dans le pays.

 

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Je dépose mon sac, bavarde avec Ogi la propriétaire et Bob son frère ayant deux objectifs : trouver un billet pour le festival du Naadam et trouver l’ambassade du Kazakhstan afin d’y déposer ma demande de visa.

Je vais me coucher un peu épuisée deux heures plus tard. Il n’y a pas de décalage horaire avec Hong Kong ce qui est une bénédiction !

Le lendemain matin, je me fais indiquer par Bob l’emplacement de l’ambassade kazakh sur la carte de la ville, j’empoigne mon sac et je pars décidée à déposer ma demande de visa. Trois heures plus tard, après avoir arpente le nord de la ville de long en large, je rentre à la guest house dépitée.

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J’explique à Bob que l’adresse qu’il m’a donnée est erronée et je passe l’heure suivante à faire des recherches sur internet afin de trouver l’adresse correcte. J’en trouve deux et décide d’y retourner le lendemain car cet après-midi, je vais a l’association Ger to Ger réserver le séjour de tourisme communautaire que je souhaite faire après le Naadam.

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Le lendemain, c’est reparti pour une matinée à la recherche de l’ambassade kazakhe. J’ai deux adresses potentielles dont une trouvée sur le site internet d’un type qui explique très clairement et en détail comment s’y rendre, je suppute donc que le gars s’y est rendu et je décide de commencer par celle-ci. Bien m’en prend car une heure plus tard (et plusieurs tours de pâtés d’immeubles entoures de grilles et donc qui ne communiquent pas…), je me retrouve à 11h devant l’ambassade. Je sonne, un kazakh sors et m’explique que le consulat est fermé toute la semaine à cause du Naadam (alors même que tous les magasins, administrations, etc. mongols sont ouverts eux… Plus mongols que les mongols ces kazakhs…). Bon ben je reviendrais…

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Pour me remettre de mes emotions, et ne pas avoir l'impression d'avoir totalement perdu ma matinee,  je vais visiter le magnifique palais d'hiver

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Je rentre à Golden Gobi. Ogi m’explique qu’elle m’a trouvé un billet pour la cérémonie d’ouverture du Naadam mais que je ne peux l’avoir que si je réserve un tour à 90 USD avec son agence de voyage… Comme nous sommes à la veille du jour J et que je n’ai toujours pas réussi à trouver un ticket, je saute sur l’onéreuse occasion…

Je passe la fin d’apres-midi a bavarder avec Richard, un sympathique anglais accompagnateur de groupe dont le groupe de scolaires arrive dans deux jours. En attendant, il visite la ville et organise la suite de leur voyage (bon, comme c’est Ogi qui fait tout, pour un substantiel montant…, il visite surtout la ville…).

Je rencontre mon nouveau voisin de lit (dans cette chambre minuscule ou s’entassent trois lits superposés). James a 70 ans et est retraité de l’éducation aux Etats-Unis. Il ne s’est pas décidé à se ranger et donne des cours d’anglais en Inde à des enfants défavorisés. Durant les vacances, il voyage en Asie à petit budget, sa retraite n’étant pas très significative. Il revient du désert de Gobi et son récit me donne réellement envie de m’y rendre. Il n’a pas de billet pour le Naadam mais compte aller devant le stade demain matin pour négocier un billet pas cher avec un revendeur.

Une idée des prix en juillet 2013 :

Train airport express Hong Kong : 100 HKD

Lit en dortoir de 6 a Golden Gobi : 9600 tugrug par nuit avec le petit dej basique inclus

Airport bus Ulaan Baatar : 2000 T