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J’arrive à la gare de Nizzamudin à 10h 30, je laisse mon sac à dos à la consigne, me paye une parratha et saute dans un auto pour le consulat de Chine que le chauffeur du tricycle à moteur mettra une bonne dizaine de minutes à trouver au milieu d’un centre commercial…

Il y a un monde dingue. Apres une bonne heure d’attente, mon numéro est appelé. Le petit indien derrière le guichet examine mes pièces justificatives et me dit que comme je demande un visa à partir d’un pays qui n’est pas mon pays de résidence, je dois fournir en plus de mes 4 photos, photocopies des 6 derniers mois de mes relevés bancaires, de ma réservation d’hôtel, de mon billet d’avion, de ma radiographie parodontale de moins de 2 mois et de mon arbre généalogique certifié sur 48 générations, une lettre de l’Ambassade de France à New Delhi adressée à l’Ambassade de Chine à New Delhi expliquant pourquoi j’ai l’outrecuidance de postuler pour cette incommensurable chance de visiter la Chine, ce pays des droits de l’homme et des lumières…

Comme ça ne va pas le faire, je rembarque mes 12 kilos de documents et reprends un autorickshaw pour la gare de New Delhi afin de tenter d’acheter mon billet de train pour Amritsar, la ville Sikh ou se trouve le vénérable temple d’or dont l’attaque en juin 1983 a entrainé l’assassinat d’Indira Gandhi (qui contrairement à ce que l’on croit n’est pas la fille de Gandhi mais de Nehru, Gandhi est son nom d’épouse, son époux n’étant pas non plus de la famille du Mahatma, qu’est-ce que vous en apprenez sur ce blog dis donc… Par ailleurs c’est pareil pour Rajiv, fils d’Indira et de Sonia, la veuve de Rajiv, pas apparentes au Mahatma du tout).

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DSC03707Bon, j’arrête les digressions. Gare de New Delhi, bureau des étrangers. Cinq guichets que pour nous dans un local climatisé, c’est sans doute pour que les petits blancs débarquant de l’avion et confrontes au guichetier ferroviaire indiens avec la faune indienne qui n’a jamais appris à faire la queue, ne reprenne pas le premier métro direct pour l’aéroport. Au lieu de cela, ils vous vendent des tickets de train pour tout votre parcours et vous êtes coinces ! Malins ces indiens !

Bref, je parviens à décrocher une place de train (en seconde classe, ça va me changer) pour ce soir et j’en profite pour booker mes billets pour les trois prochaines semaines.

Je vais faire une tour dans le quartier autour de la gare et prends un train local pour Nizzamuddin d’où part mon train.

Je commande un thali ferroviaire (le sandwich SNCF local…) et bavarde un peu avec la famille qui partage mon compartiment avant de me coucher.

 

 

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