Second vol de mon tour du monde un peu moins de 4 mois après le premier.
Ben oui, cela fait 3 mois et demi que je sillonne les routes du continent sud americain, je n'ai pas cede aux syrenes de l'aviation et ses voyages rapides en confortables. Mais bon, je vais avoir du mal à me rendre aux Galapagos en bus.

Mon avion est tôt le matin. Je finis le remplissage de mon sac commencé la veille au soir, embrasse ma logeuse qui m'a accueilli à Quito (et gentiment gardé mon gros sac à dos lorsque j'étais en vadrouille) et prends le Trambus de 6h30 du matin vers le nord.
Mon vol pour les Galapagos part de l'aeroport de Quito à 9h30.
La ligne de bus Nord/Sud de Quito s'arrete à la Y (prononcer la i).
Je prends mon petit dej au terminus avant de prendre un autre bus pour l'aéroport que m'indique l'un des chauffeurs (dieu que j'aime être capable de parler la langue locale et demander mon chemin à n'importe qui... Cela va me manquer en Asie...)
L'enregistrement pour les Galapagos est compliqué car l'ensemble de l'archipel est un parc national et il est interdit d'y importer fruits, legumes, viandes, laitages, etc. Tous les bagages doivent être inspectés via scanner avant le check-in et on doit payer une taxe de 10 USD pour les formalités d'entrée sur les iles avant même de pouvoir enregistrer nos bagages.
Les etiquettes de l'inspection apposés sur mes sacs et les documents d'entree obtenus, je vais attendre mon vol dans la salle d'embarquement.

Vol tranquille avec LAN, après un stop-over à Guayaquil, nous atterissons à l'aeroport de Baltra, une ile au nord de Santa Cruz qui abrite la ville principale de l'archipel Puerto Ayora ou je vais passer une nuit avant d'embarquer sur le Fragata, le bateau sur lequel je vais passer les 12 prochains jours d'ile en ile.

A l'arrivée, paiement des droits d'entrée du parc national : 100USD et scan du sac à main cette fois-ci. Au cas ou j'aurais acheté des fruits à l'aeroport...
Il fait une chaleur humide etouffante. Au moins 35 degres. Un choc thermique par rapport à Quito qui se situant à 2800 mètres d'altitude est plutôt fraiche.
Un bus LAN gratuit nous emmene au petit port du canal qui separe Baltra et Santa Cruz.
Je laisse les masses de touristes s'engouffrer dans les petits bateaux qui attendent pour nous faire traverser le canal et j'en profite pour prendre des photos de la baie, des cactus, des lions de mer qui font la sieste sur l'une des bouees du canal. Il y a même une iguane terrestre qui se balade tranquillement ici.

DSC09790DSC09796

DSC09793DSC09798

Le bateau qui traverse le canal est bondé mais la croisière dure 5mn maximum (0.75 USD).

Je négocie, avec l'aide de Julio (un local qui a beaucoup travaillé sur des bateaux de croisière avant de trouver un boulot au canal) le taxi compartido pour Puerto Ayoro : ce sera 3 USD pour moi et 3 de mes compagnons de voyage, mais sur la plate-forme arrière (ouverte donc) du 4x4 Toyota blanc qui sert de taxi sur les ile. Le couple russe qui est montés avec nous a payé 15 USD pour 2 (des cousins éloignés de Jacques sans doute... n'oublie pas de voter pour moi sur le site de Marie-Claire, Jacques :-D ).

Durant les 42km du trajet, nous traversons des zones de temperatures et des paysages radicalement différents en fonction de l'altitude à laquelle nous nous trouvons. Sur les basses terres, des arbustes qui semblent desséchés, des herbes sèches, des cactus, au milieu de l'ile, ces memes arbustes se couvrent de feuilles et d'humus verts profonds alors que la temperature chute brutalement m'obligeant à enfiler un pull, plusieurs Fincas (fermes) bordent la route. Julio m'explique qu'y sont cultives des mangues, des papayes et de la goyave. Dix minutes plus tard, reaugmentation de la température et disparition des feuilles. On est en plein désert une fois de plus. Extraordinaire !

DSC09802DSC09814

Je trouve un hotel économique (pour l'île qui est en moyenne 50% plus chère que le continent) et vais déposer mon linge à la laverie avant d'aller me balader en ville et faire un peu de shopping (je n'ai pas de tee-shirts manches courtes et durant les 4 prochains mois, je traverserais essentiellement des pays chauds).

Le port qui est sur la place principale abrite en sus des bateau de croisiere et des bateaux taxi à destination d'Isabella (une des îles proches) et des plages de Santa Cruz une colonie de lions de mer et plusieurs types d'oiseaux que je ne reconnais pas.

DSC09815DSC09824

Je vais dîner sur la recommandation de Julio à l'un des Kiosquo de la ville d'un "encocado de camaron", une spécialité locale. Des crevettes cuite dans une riche sauce à la noix de coco, accompagnées de riz et de bananes plantain frites. Pas mal mais cela ne vaut pas le curry thai.

DSC09844DSC09842

 

Une idée des prix en janvier 2013 :
Une nuit à l'hotel Carliza à Puerto Ayora : 15 USD (négocié, on a commencé à 25...)
1 encocado de camarones : 10 USD
1 bouteille d'eau : 1 USD
1 petite papaye : 1.5 USD

Tram+bus aeroport : 0.25USD
Humita+ cafe à la gare routiere : 2USD
Pan de yuca+ smoothie à l'aeroport : 4 USD