Je finis de fermer mon sac en y emballant le demi-moelleux au citron qu'il me reste et le kilo et demi de pommes que j'ai acheté en prévision du voyage.
Le mini-bus me récupère vers 8 heures à la Rose d'Atacama pour nous conduire moi et les autres voyageurs aux bureaux de la police des frontières chilienne situés en bordure de San Pedro. La attendent une cinquantaine de personnes passeport en main (le bus pour Salta et celui pour le Paraguay sont arrivés avant nous).
Après une bonne demi-heure de queue et le tampon de sortie du Chili apposé sur mon passeport, nous repartons vers la frontière bolivienne en prenant la même route qu'hier pour aller au salar de Tara.

Le poste frontière consiste en une petite cahute en brique et tôle avec à une trentaine de mètre un bus abandonné totalement mangé par la rouille.

Nous prenons notre petit déjeuner puis nous embarquons dans une jeep qui conduira mes compagnons à Uyuni tandis qu'elle me déposera à 2km au refuge du Licancabur.

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J'y suis accueillie par une imposante bolivienne en tresses et superposition de juppons. Elle me conduit à ma chambre, une double avec grand lit et vue imprenable sur les montagnes rouges sang alentour.
Je depose mon sac, boit un maté de coca, change ma montre d'heure (la Bolivie a une heure de moins que le Chili) et pars à pied pour randonner le long des lagunes.

Après avoir rejoint le refuge fermé de Colque Travel au bord de la laguna blanca, je longe celle-ci en observant les nombreuses sortes d'oiseaux qui y nichent :Gaviota Andina (blanc, tete et queue noires), Caiti ( blanc et noir avec un bec noir courbe vers le haut). Chorio de la Puna (petit beige clair et marron, bec et pattes noires) et bien sur flamants par centaines.

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Je rejoins au bout de 2 heures à travers une plaine de pierres volcaniques de toutes les couleurs la laguna verde. Il souffle un vent a eteindre un feu de brousse. La lagune est recouverte de vagues. Sa couleur verte est due à la forte concentration en cuivre et en arsenic de son eau.

 

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Je m'assied quelques minutes au bord de la lagune, une vicuna solitaire s'approche de moi lentement, sans doute intriguee de voir une personne seule et calme ou d'habitude il y a une douzaine de touristes et au moins deux jeeps.

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Je rentre lentement au refuge en longeant la laguna blanca non sans prendre des dizaines de photos d'oiseaux.

Au refuge, un guide de montagne désoeuvré attends son prochain client.
Serafin est de La Paz. Il est guide de montagne et s'ennuie copieusement ici à accompagner des groupes de touristes lors de leur escalade du Licancabur qui ne presente, selon lui, aucune difficulte technique (enfin... 5960 mètres d'altitude tout de même...il faut y aller... Il n'y a à cette altitude que 30% de l'oxygene disponible à 4300 mètres et déjà là, j'ai un mal de crâne terrible...). Bref, Serafin n'a qu'une seule envie : rentrer à La Paz pour escalader les volcans et glaciers des environs de la capitale.

Nous bavardons un peu avant d'aller prendre un repos bien mérité.