Un p'tit bout de monde

samedi 13 juillet 2013

le Nadaam

Attente...

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Ceremonie de transfert des 9 banieres

 

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 Ceremonie d'ouverture

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 Avant ===> Apres...

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Course de chevaux 

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 Deuxieme jour

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Ceremonie de cloture et finale de lutte mongole 

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jeudi 11 juillet 2013

Le pre-Nadaam

 

Aujourd’hui, c’est le premier jour du Naadam. Officiellement le festival ouvre demain mais certaines compétitions commencent aujourd’hui. Il y a également une cérémonie de levée de drapeau à 8h30.

Le Naadam est LE festival mongol et l’une des deux raisons (avec la visite du désert de Gobi) pour laquelle je retourne en Mongolie 6 ans après mon premier voyage dans ce pays magnifique. Il y a 3 sports principaux (la lutte mongole, la course de cheval, l’archerie) et un sport « accessoire » : le lancer d’os de cheville de mouton sur cible (ben oui…). Le festival officiel dure trois jours, mais en réalité les compétitions durent une bonne semaine à Ulaan Baatar. Il y a également des festivals locaux organises au niveau régional ou local. Mais bien entendu les plus grands champions viennent à la capitale.

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La levée du drapeau est brève mais intéressante. Le drapeau mongol est bleu et rouge avec un symbole dore au centre : le Soyombo. Celui-ci est constitué de plusieurs éléments :

-          Une flamme au sommet : renouveau, croissance, foyer, trois flammèches signifiant le passe, le présent et le futur

-          Le soleil et la lune

-          Les deux triangles représentent les pointes d’une flèche, dirigées vers le bas, elles signifient la mort aux ennemis de la Mongolie

-          Les deux rectangles horizontaux représentent l’honnêteté, la justice et la noblesse de caractère

-          L’inclusion du symbole chinois Ying et yang ne représente pas uniquement l’union des opposes mais également la vigilance, la raison et la sagesse (le symbole pouvant également être vu comme deux poissons aux yeux éternellement ouverts)

-          Enfin, les deux barres verticales de chaque cote représentent les frontières, forteresses et murs d’enceinte et expriment le vieux proverbe mongol : Deux hommes amis et unis sont plus forts qu’un mur de pierre.

Je regarde la cérémonie de levée du drapeau (en fait des quatre drapeaux…) réalisée par des gardes en costume de même couleur.

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Des enfants sur la place, repetent pour le spectacle d'ouverture.

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Je rentre a Goden Gobi en passant devant l'ambassade de France qui n'a rien trouvé de mieux que de mettre des panneaux en francais devant ses grilles alors que 90% des mongols ne parlent meme pas l'anglais... Bien entendu, le resultat est a la hauteur du message...

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Je vais recupérer Richard a l'hostel puis nous nous rendons sur le champs de tir a l'arc ou nous assistons a la cérémonie d'ouverture de la compétition puis aux epreuves eliminatoires.

Tout le monde est en costume traditionel.

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Nous allons ensuite a a ceremonie d'ouverture de l'ancle-bone shooting. Un "sport" qui consiste a tirer sur deux os de colonne vertebrale avec un os de cheville de chameau...

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Avant d'etre terrassés par l'ennui et de retourner voir le tir a l'arc :-D

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Nous finissons la journee avec un delicieux breuvage mongol et des beignets fourres a la viande de mouton et aux oignons. Gras mais delicieux !

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mardi 9 juillet 2013

Premiers pas en Mongolie, à la recherche de l’ambassade Kazakh...

J’arrive à 18h à Ulaanbaatar, avec une petite heure de retard.

La Mongolie est située a l’est du plateau centre-asiatique entre la Chine et l’Inde, a plus de 1000 kilomètre du plus proche océan. Le pays couvre 1,6 millions de km2 ce qui en fait le 18eme pays le plus grand au Monde, à peu près la surface de l’Europe de l’est mais avec seulement 4 millions d’habitants (pour 42 millions de têtes de bétail divers : chèvres, moutons, vaches, yaks, chameaux).

Contrairement à ce que beaucoup pensent, la Mongolie n’est pas constituée de plaines et de déserts. La majeure partie du pays est montagneuse, couverte de pics et de monts enneiges et de denses forets de cèdres et de pins. Un peu comme la Bolivie (à une moindre élévation), la Mongolie est constituée de hauts plateaux. L’altitude moyenne du pays est de 1580 mètres, le point le plus bas est à 560 mètres d’altitude et la capitale a 1380 mètres.

Atterrissage a 1380 mètres donc. Je passe les formalites d’immigration assez rapidement, recupere mon sac a dos et me dirige vers la sortie.

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Les chauffeurs de taxi tentent de m’alpaguer pour me vendre leur trajets ridiculement chers vers la ville (de « only 30 000 » on passe très vite à « only 20 000 » puis à « only 15 000 » devant mon air inflexible et mon sac à dos pourri de voyageuse chevronnée, un conseil, si vous voyagez petit budget, évitez les sacs à dos flambants neufs, les valises et les vestes à poches de reporters…)

Bref, je sors sur le parvis et vois un gros bus rouge flambant neuf avec marque Airport Express dessus ! Un airport bus a UB ! Excellent. Bien entendu, a la mongole, il n’y a personne ni devant ni dedans et aucune information sur quand le bus circule ni sur le prix. Mais je m’accroche (au contraire de pas mal de voyageurs qui finissent par laisser tomber et prennent un taxi) malgre un gars en uniforme (de quoi, je ne sais pas…) qui me dit en ricanant « Le bus, il circule selon les horaires mongol, il peut partir dans une heure ou dans deux… » (abruti…)

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Les conducteurs de bus finissent par arriver (dieu seul sait où ils étaient durant tout ce temps…) et nous partons avec l’unique autre passager du bus, un mongol rigolard très sympathique qui revient d’un séminaire en Thaïlande.

Je descends a Sukambaatar square, la place principale de la ville et rejoins Golden Gobi, la guest house la moins chère mais aussi la plus « hype » de la ville (au sens routard du coin) avec un véritable sentiment de « déjà vu » ayant résidé ici lors de mon précédent séjour dans le pays.

 

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Je dépose mon sac, bavarde avec Ogi la propriétaire et Bob son frère ayant deux objectifs : trouver un billet pour le festival du Naadam et trouver l’ambassade du Kazakhstan afin d’y déposer ma demande de visa.

Je vais me coucher un peu épuisée deux heures plus tard. Il n’y a pas de décalage horaire avec Hong Kong ce qui est une bénédiction !

Le lendemain matin, je me fais indiquer par Bob l’emplacement de l’ambassade kazakh sur la carte de la ville, j’empoigne mon sac et je pars décidée à déposer ma demande de visa. Trois heures plus tard, après avoir arpente le nord de la ville de long en large, je rentre à la guest house dépitée.

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J’explique à Bob que l’adresse qu’il m’a donnée est erronée et je passe l’heure suivante à faire des recherches sur internet afin de trouver l’adresse correcte. J’en trouve deux et décide d’y retourner le lendemain car cet après-midi, je vais a l’association Ger to Ger réserver le séjour de tourisme communautaire que je souhaite faire après le Naadam.

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Le lendemain, c’est reparti pour une matinée à la recherche de l’ambassade kazakhe. J’ai deux adresses potentielles dont une trouvée sur le site internet d’un type qui explique très clairement et en détail comment s’y rendre, je suppute donc que le gars s’y est rendu et je décide de commencer par celle-ci. Bien m’en prend car une heure plus tard (et plusieurs tours de pâtés d’immeubles entoures de grilles et donc qui ne communiquent pas…), je me retrouve à 11h devant l’ambassade. Je sonne, un kazakh sors et m’explique que le consulat est fermé toute la semaine à cause du Naadam (alors même que tous les magasins, administrations, etc. mongols sont ouverts eux… Plus mongols que les mongols ces kazakhs…). Bon ben je reviendrais…

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Pour me remettre de mes emotions, et ne pas avoir l'impression d'avoir totalement perdu ma matinee,  je vais visiter le magnifique palais d'hiver

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Je rentre à Golden Gobi. Ogi m’explique qu’elle m’a trouvé un billet pour la cérémonie d’ouverture du Naadam mais que je ne peux l’avoir que si je réserve un tour à 90 USD avec son agence de voyage… Comme nous sommes à la veille du jour J et que je n’ai toujours pas réussi à trouver un ticket, je saute sur l’onéreuse occasion…

Je passe la fin d’apres-midi a bavarder avec Richard, un sympathique anglais accompagnateur de groupe dont le groupe de scolaires arrive dans deux jours. En attendant, il visite la ville et organise la suite de leur voyage (bon, comme c’est Ogi qui fait tout, pour un substantiel montant…, il visite surtout la ville…).

Je rencontre mon nouveau voisin de lit (dans cette chambre minuscule ou s’entassent trois lits superposés). James a 70 ans et est retraité de l’éducation aux Etats-Unis. Il ne s’est pas décidé à se ranger et donne des cours d’anglais en Inde à des enfants défavorisés. Durant les vacances, il voyage en Asie à petit budget, sa retraite n’étant pas très significative. Il revient du désert de Gobi et son récit me donne réellement envie de m’y rendre. Il n’a pas de billet pour le Naadam mais compte aller devant le stade demain matin pour négocier un billet pas cher avec un revendeur.

Une idée des prix en juillet 2013 :

Train airport express Hong Kong : 100 HKD

Lit en dortoir de 6 a Golden Gobi : 9600 tugrug par nuit avec le petit dej basique inclus

Airport bus Ulaan Baatar : 2000 T

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dimanche 7 juillet 2013

2 jours de shopping à Hong Kong.

A peine mon sac posé à l’hôtel, je sors à la recherche d’une agence de voyage pour acheter mon billet d’avion pour la Mongolie. Le 9 juillet est complet donc je me rabats sur le 7 juillet et j’envoie un mail à l’hôtel d’Ulaanbaatar en espérant qu’il leur reste de la place. J’ai de la chance, ils ont un lit pour moi.

Je rentre à l’hôtel finir ma nuit qui a été courte, très courte lors de ces 6 heures de vol.

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Réveillée à 17h, je décide de partir à la recherche de produits de beauté pour soigner ma peau qui a été rudement mise à l’épreuve par presque 10 mois de voyage et de randonnées. Et c’est une razzia. L’équivalent de Sephora s’appelle Sasa. Il y en a à chaque coin de rue (littéralement) et ils ont des produits du monde entier. Nos bons produits français d’Avene à Clarins et Lancôme, les marques US mais surtout toutes les marques coréennes et japonaises que je décide d’essayer.

Je rentre à l’hôtel avec un sac plein que je m’empresse de tester.

 

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Le lendemain, grasse matinée. Ben oui, je suis en vacances ! Je me réveille à 10h et nous décidons d’aller déjeuner puis de faire un tour chez Uniqlo avec mes voisins de chambre. Le petit restaurant vietnamien nous sert d’excellents rouleaux de printemps et je m’octroie un pho sate savoureux. Puis je repars dans ma frenesie acheteuse une bonne partie de l’apres-midi.

 

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Je rentre à l’hôtel en début de soirée pour boucler mon sac car mon vol est à 12h demain.

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samedi 6 juillet 2013

Mumbai, la suite

J’ai 48 heures pour finir mon shopping indien, envoyer mon dernier colis pour la France et finir de visiter la ville. Ce que je fais. Je passe sur le bruit, les propositions sexuelles déplacées (« Do you want to have pleasure with me ? » … Euh, pas trop j’ai du mal avec les nains portant des sandales…) et les prix exorbitants, mais bon, passons. Mumbai n’est pas l’Inde.

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En revanche, j'adore les petites echoppes de rue, notamment le gars qui vous fait des tartines !, et les belles indiennes en saris toujours superbes.

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L'Inde va me manquer !

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Mon avion est à 1h du matin. Je prends mon dernier taxi pour l’aéroport et nous traversons une grande partie de la ville toujours animée à 23h.

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vendredi 5 juillet 2013

Aurangabad ou comment j'ai achete une cocotte minute en Inde...

A mon réveil, le gentil monsieur de la réception qui est super serviable et plein de bons conseils (le coup des autos partagés à 10 roupies pour la gare routière, c’est lui), m’annonce que Lucy est arrivée à l’hôtel hier soir et occupe la chambre 6. Je vais frapper à sa porte et lui dit que je compte faire un peu de shopping aujourd’hui car c’est mon dernier jour en ville et qu’acheter des objets de la vie courante à Mumbai me couterai certainement trois fois plus cher qu’à Aurangabad. J’ai envie besoin de safran, d’une boite à épices, de moules à idlis et d’un rouleau à chapatis (qui se distingue du rouleau à pâtisserie classique par ses bords incurves et sa taille réduite).

Elle est partante. Nous allons prendre le petit déjeuner à ma cantine aurangabadaise ou Lucy commande une omelette (sans œufs je le rappelle car c’est un restaurant pur veg, mais Lucy est le genre d’aventurière qui n’a pas peur d’une omelette sans œufs…) tandis que je déguste des idlis délicieux.

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Nous marchons au sein d’une ville assez moderne jusqu’à la vieille ville ou un gentil pharmacien me renseigne sur les magasins susceptibles de vendre les objets que je convoite.

Et nous voilà dans la grotte d’Ali Baba. Je trouve tous les objets que je recherchais, mais le vendeur malin fait trainer les choses ce qui me permet de fouiner dans la boutique et de tomber sur une mini cocotte-minute ravissante de 2 litres, adorablissime (c’est là que l’on voit que ma cuisine et ma maison me manquent…) et qui fonctionne sur une plaque à induction. Le prix de 12 euros est ridiculement bas et bien entendu je craque… Et voilà comment la dingue que je suis a acheté une cocotte-minute en Inde… N’importe quoi…

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Nous nous rendons ensuite dans une boutique vendant des épices ou j’achete du safran et de la cardamome.

Nous finissons la matinée dans ma cantine ou je commande un palak paneer et Lucy un aloo ghobi avec bien entendu de délicieux chapatis pour accompagner tout ça.

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Nous rentrons à l’hôtel pour une sieste digestive. Je me prépare ensuite pour prendre mon train de nuit pour Mumbai.

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jeudi 4 juillet 2013

Elora

Le site d’Ellora ouvre à 6h30, donc je me dirige vers la gare des bus aussitôt éveillée. Je n’ai que 30km à parcourir ce qui nous prend un peu moins d’une heure dans un bus rouge vif bringuebalant datant des années 70.

Je paye mon écot et entre dans le grand parc qui abrite les 34 grottes qui abritent les temples.

Contrairement à Ajanta, ceux-ci s’étirent sur 2km linéaires et sont regroupés par période. A l’Ouest, les cinq temples jains, au centre les temples hindouistes (dix-sept) reconnaissables à leurs multitudes de dieux et à l’Est les temples bouddhistes (douze) qui se distinguent par leurs statues paisibles de Bouddha et les belles Apsaras.

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Je commence ma visite par le principal temple de l’endroit, Kailasa, la plus grande sculpture monolithique au monde. C’est simple, les sculpteurs ont creuse ce temple directement dans la roche en commençant par le haut (une trentaine de mètres du sol) et en creusant jusqu’en bas, bâtiments après bâtiments, sculpture après sculpture. 200.000 tonnes de roche ont été enlevées avec une marge d’erreur nulle. 7000 artisans se sont succèdes durant 150 ans pour créer cette merveille de détail et d’harmonie.

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Je me balade longuement dans le site en le photographiant sous tous les angles. Arrives en même temps que moi, un groupe de pieuses indiennes du Kerala et leurs deux guides. Elles sont venues avec offrandes et prières. Ce qui est assez étonnant c’est qu’elles exercent leurs dévotions à la fois dans les temples hindouistes et dans les temples bouddhistes…

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Je rentre à Aurangabad vers 13h pour déjeuner d’un savoureux Paneer Butter Masala dans mon restaurant préféré puis je rentre à l’hôtel me connecter au monde grâce à l’excellent wifi. Lucy, une anglaise que j’avais rencontrée à Mumbai m’annonce son arrivée par le train de la fin de journée. Je lui envoie un mail pour lui dire dans quel hôtel je suis mais elle ne l’aura qu’arrivée à Aurangabad car son train est déjà parti.

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mercredi 3 juillet 2013

Ajanta

J’arrive à la gare d’Aurangabad à 4 heures du matin après avoir dormi 6 heures à tout casser.

Je trouve un hôtel simple mais avec de grandes chambres aérées et y dépose mon sac.

Je suis un peu dans le pâté mais comme Ajanta est fermé demain et Ellora après-demain, je décide d’optimiser mes visites. De plus, les guides conseillent d’arriver à Ajanta pour l’ouverture à 9h du matin afin d’éviter la foule des touristes, le site étant à 2h30 de route d’Aurangabad et étant réveillée à 4h30, autant y aller aujourd’hui. Cela me permettra de faire la grasse matinée demain.

Je prends un auto partagé pour la gare des bus et de la, très facilement un bus pour Ajanta. Un peu plus de 2 h de trajet plus tard, j’arrive sur le site.

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Celui-ci est constitué de 30 grottes richement peintes et sculptées. Bon, elles le furent (pour les peintures tout du moins) mais comme personne n’a réellement travaille à les préserver, celles-ci s’oxydent peu à peu et/ou s’abiment avec e passage du temps.

L’endroit a été découvert en 1819 par des soldats anglais lors d’une partie de chasse. C’était un ensemble de temples bouddhistes fréquentés par des marchands durant la période Gupta, l’une des grandes périodes de l’art classique en Inde. Ceux-ci sont repartis en fer à cheval au fond d’un petit cirque à la végétation luxuriante et au bas duquel coule une rivière.

Je visite les grottes une à une. Les fresques sont superbes. Parfois, je peux en profiter seule durant de nombreuses minutes.

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Les peintures décrivent les jataka, les 547 vies antérieures de Bouddha. Cette succession de vies et de renaissance est le produit du karma, c’est-à-dire tout ce que l’on fait au cours d’une existence et qui s’accumule au cours des existences successives. A la mort, ce n’est pas l’âme qui se sépare du corps pour aller s’incarner mais les cinq composants qui constituent chaque être : corps et sensations, notion et réaction de volonté, connaissances) qui se désagrègent pour se recombiner en un être neuf (animal, homme ou dieu) dont la destinée sera déterminée par le karma de ses vies antérieures. Si le prince Siddhârta est devenu Bouddha, c’est  l’issue de ce long parcours des renaissances qui firent de lui tour à tour un lion ou un lapin, un naga ou un génie, un brahmane ou un roi. Ce sont ces jataka que représentent la plupart des peintures bouddhistes.

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Nous sommes une trentaine sur l’ensemble du site durant les deux premières heures. Puis d’autres visiteurs commencent à arriver mais comme j’ai de l’avance sur les visites, j’ai tout de même les dernières grottes pratiquement pour moi. Je reprends le chemin du retour et croise les larges groupes arrives à 12h30. Je suis bien contente d’avoir pu profiter de cet endroit magnifique en toute quiétude.

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J’arrive à Aurangabad à 15h30 et je trouve un petit restaurant végétarien (fully veg, c’est-à-dire qui n’utilise aucun produit animal sauf le lait, i.e. pas d’œufs) délicieux et bon marche. Leurs chapatis, faites avec de la levure intégrale sont denses, moelleuses et délicieuses. Les meilleures qu’il m’ait été donné de manger en Inde.

Je vais me coucher pour une sieste réparatrice qui dure 4 bonnes heures. Je me réveille, me connecte au wifi de l’hôtel pour acheter en ligne mon abonnement à la saison 2013/2014 du Théâtre de la Colline (eh oui, il faut penser au retour…), hésite pour Pleyel (vraiment très cher et l’abonnement n’offre que 10% de réduction sur le prix des places), déguste une mangue et me recouche pour une longue nuit.

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mardi 2 juillet 2013

Horrible et magnifique Mumbai

Arrivée à la gare de Mumbay après 5 heures à admirer les paysages luxuriants du début de mousson, des dizaines d'yeux écarquillés sont fixés sur moi. Je ne m'étonne plus ni ne me touche le visage pour vérifier qu'un énorme bouton s'y épanouis. Il n'y a pas de bouton...

Je prends mon sac, ignore les propositions des autos qui me proposent de me conduire en ville pour 200 roupies et prends un auto partagé pour la plus proche gare de train local.

45 mn d’équivalent du RER plus tard (les portes ouvertes en plus, ce qui n’est pas si mal car au moins l’air circule et il ne fait pas une chaleur étouffante) me voilà au terminus sud : Churchgate.

De là, je prends un taxi partagé qui me dépose au pied de l’hôtel Taj Mahal et me dirige vers l’hostel que j’ai repéré dans le Lonely. J’ai de la chance, il leur reste une grande chambre double avec d’immenses fenêtres qui donnent sur la baie de Mumbai.

 

Apres un bref somme et une bonne douche, je pars en balade dans la ville.

 

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Celle-ci a gardé beaucoup de bâtiments de son passé colonial anglais et les édifices au style victorien abondent. C’est intéressant mais ce qui l’est plus est le spectacle des rues, des étals où l’on vend tout du parapluie, au vibromasseur (au cas où vous vous poseriez la question, surtout cette obsédée d’Elsie, j’ai acheté un parapluie…la mousson ayant commencé doucement mais surement).

 

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Je vais visiter le musée d’Art Moderne, je me remets doucement à la nourriture non végétarienne et je tente  (sans trop d’effort…) de résister aux propositions sexuelles des mumbaiens tarés et d’éviter les mains baladeuses…

Entre les prix trois fois plus élevés que dans le reste de l’Inde, les pervers et le bruit incessant, je commence à en avoir un peu marre de Bombay. Je vais donc acheter un billet de train pour Aurangabad, la ville la plus proche des sites archéologiques d’Ellora et Ajanta, anciens temples successivement jain, bouddhistes et hindouistes du centre de l’Inde. Ellora est classé au patrimoine mondial de l’humanité et selon tous les guides, la visite des deux sites vaut vraiment le coup.

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Le lendemain, je passe la matinée à me reposer à l’hôtel avant de me diriger successivement en taxi/train local/ auto vers le nord de la ville pour aller prendre un cours de cuisine Mughlai avec Manek. Manek étant musulmane, les plats que nous préparerons ne sont pas végétariens. C’est à présent mon quatrième cours de cuisine en Inde et je commence à maitriser les épices et les ingrédients. La cuisine Mughlai est assez complexe et nécessite une quinzaine d’ingrédients par plat et pas mal de mijotage.

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Le cours a lieu dans la cuisine de l’appartement de Manek. Nous sommes 6 et je suis la seule étrangère. Manek est assez connue car elle présentait une émission culinaire à la télévision indienne. Pour ma part, je l’ai trouvée en googlant : « cooking lessons Mumbai ». Il fait une chaleur étouffante à 6 dans une cuisine étroite où mijotent 3 plats en même temps mais l’ambiance est bonne et les recettes savoureuses. Nous passons 4 bonnes heures à cuisiner entre filles. Toutes parlent anglais, une vit à Sharjah aux Emirats. Toutes sont chrétiennes ou musulmanes car aucune hindoue ne cuisine du mouton ou du poulet.

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Je suis la seule à déguster les plats préparés car les autres les emportent dans des tupperwares pour les partager avec leurs époux. Prenant le train à 21h30, ceci n’est pas une option pour moi…

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Je reprends mon train local pour le sud de Mumbai et la gare de Victoria CST. Une gentille coréenne partage mon compartiment et nous bavardons un petit peu car c’est son premier jour en Inde, elle est toute fraiche débarquée de l’avion.

 

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dimanche 30 juin 2013

Udaipur : glande et bouffe

DSC05727J’arrive à Udaipur au petit matin. Un auto (très gentil et serviable) plus tard, me voici à ma guest house. Une chambre simple mais vaste et avec vue sur le lac m’attends pour 400 roupies par jour. Je m’effondre sur le lit pour finir ma nuit (jusqu’à 11 heures du matin tout de même).

La vue sur le lac du premier étage de l’hôtel est superbe. On aperçoit au loin l’hôtel Taj Lake Palace où ont été tournées des scènes d’Octopussy (pour les incultes, c’est un 007). Je me balade dans la ville, passe devant huit restos touristes qui projettent tous Octopussy à 19h30, finit par trouver une petite cafeteria qui fait une tarte aux pommes délicieuse et m’y installe pour tenter de rattraper mon retard sur mon blog.

Je rentre à l’hôtel en fin de journée, et m’effondre sur mon lit pour un sommeil réparateur. Ne rien faire, ça creuse !

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Le lendemain, après une matinée passée à chercher l’entrée du palais royal d’Udaipur (en vain… je suis tellement douée…) tout en prenant des photos de tous les udaipuris rencontrés en chemin.

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Je m’arrête au temple hindou, une merveille en marbre et pierre sculptes très finement d’éléphants, et de dieux hindous dans toutes les positions.

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L’après-midi, je vais prendre un cours de cuisine avec la délicieuse Rajni. J’ai droit à 4 heures de cours particuliers avec des recettes que j’ai choisi dans son répertoire. En effet, après quelques semaines en Inde et déjà deux cours de cuisine à mon actif, je souhaite progresser sur des recettes plus complexes. On prépare deux curries, des idlis, deux types de chutney et notamment celui à la noix de coco que j’adore avec mes masala dosas, des puris et bien entendu après le cours, la dégustation !

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Je rentre à l’hôtel repue.

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Pour mon dernier jour à Udaipur, je suis bien décidée à trouver l’entrée de ce satane palais royal. Du coup, je demande mon chemin à chaque croisement et finis par y arriver (à 200 mètres de l’entrée de mon hôtel… pas de commentaire…). Le palais est très beau et adapte aux températures chaudes du Rajasthan : cours pavées, patios, fontaines et espaces ouverts constituent les principaux espaces de vie.

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Comme dans les forts que j’ai pu visiter, de nombreuses familles indiennes profitent de la fin des vacances d’été. La semaine prochaine, c’est la rentrée. Les mères de famille montrent à leur progéniture les merveilles construites par leurs ancêtres, ceux-ci indifférents courent pour admirer le lac par les fenêtres ouvertes.

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Je vais déjeuner d’un Aloo Ghobi « touriste », c’est-à-dire pas épicé du tout dans un restaurant « touriste » donc avec les prix qui vont avec… Je vais finir l’après-midi dans mon petit café préféré avec ses tartes aux pommes et ses fondants au chocolat avant de trouver un auto à 30 roupies pour la gare.

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Mon train pour Mumbai doit mettre 17 heures pour parcourir 900 kilomètres. Vive le TGV !

Posté par Shaiia à 19:11 - Commentaires [0] - Permalien [#]